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L’épidémie aura fait apparaître au grand jour – et à la vue de tous – le manque considérable de personnel dans le secteur médical et paramédical, déjà souligné par les acteurs de l’emploi depuis de nombreuses années. La France reste en état de vigilance avancée : des tests de dépistage au soin en passant par les travaux de recherche, les professionnels de la santé et laboratoires restent largement sollicités ainsi que les startups dans la HealthTech. Même si certaines ont été affectées par la crise, le secteur continue de lever des sommes astronomiques. 

Alors que les activités de l’hôtellerie, la restauration, le tourisme ou l’aérospatial ont été mises à l’arrêt en raison de la crise sanitaire, le secteur de la santé était à plein régime. Ce n’est pas prêt de s’arrêter en 2021 : le milieu cherche encore des bras. Sur le podium des profils les plus recherchés en ces temps de pandémie, ceux de médecin en télémédecine, de psychiatre et d’infirmier diplômé d’Etat en réanimation et gériatrie. 

Chez MedQuest, nous travaillons essentiellement avec des organismes issus du secteur privé et des startups. Voici les métiers qui ont été le plus plébiscités par nos partenaires sur le secteur :  Ingénieur R&D, Responsable affaires réglementaire et qualité (QARA) et Head of Sales.

L’écosystème de la HealthTech française se compose de plus de 2.000 entreprises

  • 750 dans la BioTech
  • 1.100 dans la MedTech
  • 200 startups dans l’e-Santé

Les entreprises spécialisées dans la santé ont été au cœur de la crise sanitaire, en particulier le secteur de la télémédecine qui a connu un essor sans précédent. Elles constituent également l’un des piliers du plan de relance : plus de 6 milliards sont investis dans les infrastructures médicales.

Dans le milieu public, les professionnels en « première ligne » ont assuré la prise en charge des malades, l’industrie pharmaceutique a été mobilisée pour trouver un vaccin et les professionnels du dispositif médical rassemblés pour proposer des équipements et permettre de soulager le personnel soignant. Tous les acteurs de la santé ont été placés sous le feu des projecteurs en 2020 – et continuent de l’être. 

La fabrication, commercialisation et maintenance de dispositifs médicaux génèrent des besoins élevés en main d’œuvre spécialisée et l’année passée a mis en avant de nombreuses lacunes dans notre système de santé, tant sur nos capacités de production que sur le manque de « main d’œuvre » dans les institutions publiques. La crise a mis en lumière les difficultés liées au manque de personnel soignant en France et a créé un regain d’intérêt pour les métiers du médical et du paramédical. 

Le personnel soignant en quête de renouveau 

Pendant la pandémie, nous avons créé en France plus de 15.000 postes dans le secteur, les soignants sont sortis de la première et seconde vagues de la crise épuisés, au point parfois d’envisager un changement de poste ou d’environnement de travail. 

Après des mois éprouvants, les professionnels sont de plus en plus attirés par des horaires plus flexibles et des rémunérations plus avantageuses. L’hospitalisation à domicile, la petite enfance ou la médecine du travail connaissent par exemple un rebond dans les demandes de transfert. 
Le profil Infirmier Conseil serait un poste des plus recherchés en 2021. Contrairement à l’infirmier libéral, celui-ci assure son métier à domicile mais travaille pour un prestataire santé. Il s’occupe tout particulièrement de la prise en charge des actes de soins pour des seniors, des personnes en perte d’autonomie et/ou des patients qui ne souhaiteraient pas se déplacer dans les établissements de santé.

Le coup d’accélération de l’industrie pharmaceutique en France

Alors que les laboratoires pharmaceutiques et les sociétés bio-technologiques faisaient déjà face à une pénurie de talents pour les profils dits techniques, ces professionnels se sont retrouvés propulsés sous les feux de la rampe et sont aujourd’hui très recherchés, notamment dans le domaine de la qualité. 

2020 a provoqué une demande médicamenteuse et de matériel médical très ciblé qui a été révélatrice d’une trop forte dépendance à la production étrangère. Beaucoup d’acteurs en France ont profité de nouvelles opportunités. La French HealthTech annonce que le secteur pourrait créer environ 130.000 emplois en France d’ici 2030 et les entreprises déjà sur le marché pourraient apporter des solutions à plus de 11 millions de patients français.

Focus sur la prime Ségur

Le Gouvernement a voulu accélérer en 2020 la revalorisation de tous les personnels hospitaliers et des professionnels des EHPAD publics avec la prime Ségur.

Les professionnels paramédicaux se sont donc vus attribuer une prime, qui se traduit en une hausse de salaire de 183 euros nets par mois. Cela concerne notamment : 

  • 400.000 aides-soignantes 
  • 380.000 infirmières (IDE)
  • 50.000 professionnels médico-techniques 
  • 20.000 personnels de rééducation

Dans le cadre du Ségur de la Santé, le gouvernement a également octroyé une enveloppe de 2 milliards d’euros au numérique en santé afin de « donner un coup d’accélérateur sans précédent pour rattraper le retard dans la modernisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la convergence et la sécurité des systèmes d’information en santé ».

Notre étude de salaires prend en compte dans les fourchettes affichées, l’augmentation de la loi Ségur mise en place sur les professionnels soignants (rétroactif depuis septembre 2020).

Le télétravail, une nouvelle opportunité pour les entreprises ?

Dans le secteur de la santé, certaines professions peuvent travailler à distance. Notamment tous les métiers techniques que nous retrouvons chez les acteurs de la MedTech, BioTech, HealthTech… 

Total ou partiel, le remote n’est plus vu comme un tabou par les entreprises et peut même être un levier pour certaines qui veulent attirer ou retenir les bons profils.

Avec la crise sanitaire, beaucoup d’employés ont quitté – ou sont en train de l’envisager – les grandes villes pour s’installer en région et profiter d’un cadre de vie plus en adéquation avec leur aspiration à une meilleure qualité de vie. Ce mode de travail est donc vu en majorité comme un avantage pour ces profils, surtout pour les tech.

66% des entreprises pratiquent des entretiens à distance mais souhaitent toujours rencontrer physiquement les candidats avant de valider (ou non) le recrutement.

MedQuest, en qualité d’expert du recrutement dans la santé, s’applique plus que jamais à être aux côtés des entreprises et institutions qui recrutent pour répondre à ces nouvelles problématiques.

Les tendances de 2020 en RSE se confirment

La crise a renforcé l’intérêt porté depuis quelques années par les collaborateurs d’entreprise aux enjeux environnementaux. Les salariés expriment de plus en plus des attentes fortes en RSE envers leur employeur et attendent de la part des entreprises, des efforts honnêtes et conséquents. Le temps des promesses est révolu.

Les actions liées à ces enjeux environnementaux ont déjà vu émerger de nouvelles opportunités d’emploi et de développement dans de nombreux secteurs, et la santé n’est pas en reste. 

Les candidats recherchent avant tout une culture et des valeurs avec lesquelles ils peuvent s’identifier. Les entreprises l’ont bien compris et capitalisent de plus en plus sur la mise en avant et la transmission de celles-ci. L’ambiance, la bienveillance du management, le partage, la convivialité et le collaboratif se hissent petit à petit parmi les leviers pour attirer des meilleurs candidats ou garder des collaborateurs à fort potentiel.

Les directions devront être créatives en 2021 pour réconcilier la prise de risque des candidats et la motivation des équipes, surtout dans un climat de crise encore présent qui  peut agir sur les résultats de l’entreprise aussi bien que sur le moral des employés. Les entreprises qui capitalisent sur des valeurs sociétales fortes auront un avantage non négligeable dans la course à l’acquisition des talents engagés.

Les compétences comportementales ne sont plus qualifiées au rang d’accessoire

Le marché l’a observé sur l’ensemble des métiers, les soft skills ont pris encore plus d’importance dans les processus de recrutements qu’en 2019.

Au-delà des compétences techniques, le fait de savoir s’adapter apparaît comme l’une des compétences essentielles aujourd’hui. Les trajectoires professionnelles sont de moins en moins linéaires et les professionnels font face à des évolutions à la fois plus rapides et plus nombreuses dans leur quotidien.

Avec la Covid-19, c’est la reconversion qui a vu des chiffres records en 2020. On a vu un pourcentage inquiétant de soignants et infirmiers quitter la profession, suite à cette année difficile. Les recruteurs cherchent désormais des candidats pouvant montrer une certaine autonomie et une capacité à prendre des initiatives rapidement, à l’heure où l’individualisation croissante des tâches se développe de manière exponentielle et alors que le travail à distance se démocratise. Les profils faisant preuve d’organisation, d’optimisme et d’esprit d’équipe seront également particulièrement prisés des employeurs en 2021.

Plus de 60% des managers se déclarent prêts à recruter un candidat (junior) principalement sur ses compétences comportementales et nous sommes prêts à parier que ce chiffre continuera d’augmenter. Pendant la crise, la capacité à s’approprier les outils digitaux, à s’adapter et à travailler de manière autonome sont apparues comme autant de compétences essentielles pour de nombreux professionnels.

Les soft skills les plus plébiscités pour 2021 pour les profils de la santé

  • Excellence relationnelle
  • Sens de l’écoute
  • Gestion de l’urgence
  • Adaptabilité

Notre méthodologie

Notre étude s’appuie sur l’ensemble des recrutements réalisés pour nos clients en 2020 en Ile-de-France, les recherches et entretiens menés par nos consultants spécialisés, ainsi que l’analyse précise de notre base de données.

Nous avons traité les données récoltées en tenant compte des écarts-types et des données aberrantes.

Les fourchettes de salaires proposées sont donc fondamentalement empiriques. Si elles nous paraissent illustrer le marché de manière cohérente, elles sont aussi purement indicatives et ne sauraient être utilisées comme référence lors d’une négociation salariale.

En effet, outre les critères que nous avons retenu pour notre étude (type de poste et niveau d’expérience), de nombreux autres paramètres entrent en jeu lorsqu’il s’agit de définir un salaire : secteur d’activité, type de société, phase de financement, background académique, dernière rémunération perçue, etc.

Les rémunérations sont exprimées en milliers d’euros (k€) et correspondent au brut annuel avec, le cas échéant, la partie variable attribuée pour le poste.

Dans cette étude, nous avons :

·  Une analyse de plus de 700 profils répartis sur le secteur de la santé

·  Une grille de rémunération par poste et par années d’expérience

·  Les métiers les plus demandés par les recruteurs

·  Les tendances du marché d’un point de vue recrutement

Pour télécharger l’étude complète, cliquez-ici