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Lattice Medical : la reconstruction mammaire, du projet à l’évaluation clinique

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Sommaire
5 sections
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  1. 01Une ambition racontée à MedQuest en 2021
  2. 02De la dentelle à l’impression 3D
  3. 03MATTISSE et l’étude TIDE : ce qui est évalué
  4. 04Ce que la trajectoire révèle des métiers Medtech
  5. 05Octobre Rose comme point de départ, le développement comme fil conducteur

Lattice Medical développe MATTISSE, une chambre d’ingénierie tissulaire biorésorbable imprimée en 3D, pour la reconstruction mammaire. L’objectif est d’accompagner la reconstruction avec les tissus de la patiente. En 2026, comprendre ce projet demande de regarder à la fois sa conception et son évaluation clinique. Le témoignage recueilli par MedQuest en octobre 2021 permet de retrouver les choix techniques à son origine.

Une ambition racontée à MedQuest en 2021

Dans cet entretien, Siham Bouyouraaran, alors chargée des ressources humaines chez Lattice Medical, présentait la volonté d’améliorer le parcours de reconstruction en tenant compte des attentes des patientes et des chirurgiens. Kévin Roux, alors ingénieur en recherche et développement, expliquait les étapes de conception de la structure.

L’article situait la création de l’entreprise en 2017 dans l’environnement du CHU de Lille et du campus Eurasanté. Cet ancrage lillois reliait les compétences médicales et techniques au projet de prothèse mammaire présenté à l’époque.

Le projet réunissait deux idées : utiliser une chambre pour accompagner le développement des tissus et concevoir cette chambre dans un matériau destiné à se résorber. La société présentait cette approche comme une piste pour faire évoluer la reconstruction mammaire après un cancer du sein.

Ces propos donnent accès au raisonnement des concepteurs à l’époque. L’intérêt de l’entretien tient notamment à la manière dont ils décrivaient le passage d’une idée de matériau à un dispositif dont la forme, la fabrication et l’usage devaient être pensés ensemble.

De la dentelle à l’impression 3D

Kévin Roux racontait avoir exploré la dentelle avant de retenir l’impression 3D de biopolymères médicaux. La porosité et le quadrillage recherchés dans la structure faisaient partie de cette réflexion. La flexibilité de conception et le transfert industriel motivaient le changement de procédé.

Ce détail est révélateur du travail de R&D en Medtech. Le matériau constitue une partie de la réponse ; la reproductibilité, la géométrie, la fabrication et les contraintes d’utilisation comptent aussi. Une structure intéressante dans un prototype doit pouvoir être produite avec les caractéristiques attendues.

L’entretien de 2021 évoquait également d’autres pistes de reconstruction tissulaire. Elles témoignaient des ambitions de recherche de l’entreprise à cette date. Pour décrire MATTISSE aujourd’hui, le point de référence reste le dispositif et l’investigation clinique effectivement documentés.

MATTISSE et l’étude TIDE : ce qui est évalué

La présentation actuelle du fabricant décrit MATTISSE comme une chambre biorésorbable fabriquée par impression 3D. Le registre des essais cliniques de l’Institut national du cancer documente l’étude TIDE, référencée NCT05460780.

Il présente une investigation ouverte, non comparative, chez des femmes adultes nécessitant une reconstruction mammaire après mastectomie. Une première étape prévoit dix patientes pour évaluer notamment la sécurité ; une seconde en prévoit quarante pour étudier la performance, avec un suivi prolongé.

Ces nombres décrivent le protocole prévu, pas un bilan de résultats. Ils situent le travail nécessaire pour examiner la sécurité et le fonctionnement du dispositif chez les patientes. Le registre consulté ne fournit pas, dans cette présentation, de résultats permettant d’annoncer un bénéfice pour toutes les situations de reconstruction.

Les choix de reconstruction restent ceux d’une prise en charge médicale individualisée. Ici, l’objet est de comprendre une trajectoire d’innovation, sans transformer une présentation d’entreprise en recommandation de traitement.

Ce que la trajectoire révèle des métiers Medtech

Entre la conception et l’évaluation clinique, les responsabilités se multiplient : développer le matériau et la structure, maîtriser la fabrication, documenter le dispositif, organiser l’investigation et analyser les informations recueillies.

Le chef de projet clinique intervient dans la coordination d’études selon le périmètre de son poste. Les affaires réglementaires et la qualité travaillent avec les équipes scientifiques pour relier les preuves, les processus et les obligations du dispositif. Cette collaboration se construit au fil du développement.

Le témoignage RH recueilli en 2021 avait ainsi sa place dans un article consacré à l’innovation : derrière une technologie, il y a une équipe à constituer, des compétences à faire dialoguer et des responsabilités qui évoluent avec le projet. Les fonctions des personnes interviewées restent celles indiquées à l’époque ; l’entretien n’est pas une annonce de recrutement actuelle.

Octobre Rose comme point de départ, le développement comme fil conducteur

MedQuest avait rencontré Lattice Medical à l’occasion d’Octobre Rose 2021 pour parler de reconstruction mammaire et d’innovation. Le sujet garde cette origine, sans devenir un guide de dépistage ni reprendre les promesses techniques formulées avant l’évaluation clinique.

La continuité entre l’entretien et la situation documentée en 2026 se trouve dans le projet lui-même : transformer une approche de reconstruction tissulaire en un dispositif évalué, fabricable et accompagné par les compétences nécessaires à son développement.