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Téléconsultation vétérinaire : le cas Vetapp et le cadre actuel

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Sommaire
4 sections
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  1. 01Vetapp, un projet raconté pendant l’expérimentation
  2. 02Ce que disait le décret de 2020
  3. 03La position publiée par l’Ordre, consultée en 2026
  4. 04Conseil à distance et acte médical ne répondent pas au même besoin

La téléconsultation vétérinaire a fait l’objet d’une expérimentation française entre mai 2020 et novembre 2021. Ce cadre temporaire a expiré : l’ancienne autorisation ne peut pas être présentée comme la règle actuelle. Le portrait de Vetapp publié par MedQuest en avril 2021 appartient à cette période. Il permet de comprendre le projet d’une plateforme de soins à distance, tout en examinant séparément la situation réglementaire connue en 2026.

Vetapp, un projet raconté pendant l’expérimentation

Antoine Escudier, présenté dans l’entretien comme CEO et fondateur de Vetapp, expliquait vouloir faciliter les échanges entre les vétérinaires et les propriétaires d’animaux. Le projet répondait notamment aux déplacements, à l’organisation des rendez-vous et à certaines demandes de suivi.

La plateforme était décrite comme une solution web permettant une rencontre vidéo. Son lancement commercial était annoncé pour mars 2021. Le fondateur évoquait alors des objectifs d’adoption, des partenariats et des perspectives de financement. Ils restent des objectifs exprimés à l’époque ; l’entretien ne permet pas de les transformer en bilan réalisé.

Un vétérinaire utilisateur cité dans l’article, le docteur Bakhtiary, voyait un intérêt dans le temps consacré à certains échanges à distance. Il s’agissait d’un témoignage individuel recueilli en 2021, dans le contexte de l’expérimentation, et non d’une mesure de l’efficacité de la plateforme.

Ce que disait le décret de 2020

Le décret du 5 mai 2020 organisait une expérimentation de dix-huit mois. Il définissait notamment la téléconsultation, la télésurveillance, la téléexpertise, la téléassistance et la régulation médicale vétérinaires, dans des conditions encadrées.

L’article historique présentait donc une pratique située dans un dispositif temporaire. Ses instructions d’utilisation et ses conditions d’accès doivent être lues avec cette date, plutôt que reprises comme un mode d’emploi pour consulter aujourd’hui.

La position publiée par l’Ordre, consultée en 2026

Sur sa page consacrée à la télémédecine vétérinaire, l’Ordre national des vétérinaires indique que le décret n’est plus en vigueur depuis le 6 novembre 2021 et qu’aucun texte ne permet actuellement la réalisation de ces actes.

L’Ordre précise toutefois qu’il n’agira pas envers les vétérinaires qui pratiquent dans le cadre défini par l’ancienne expérimentation. Il ajoute qu’une plainte serait jugée à droit constant et souligne les risques de responsabilité civile professionnelle. Sa page, mise à jour en 2023 et consultée en octobre 2026, décrit ainsi une incertitude réglementaire, pas une nouvelle autorisation générale.

L’existence d’une plateforme ou l’affichage d’un service en ligne doit être lu séparément de ce cadre. La qualification de l’acte et les responsabilités du professionnel demeurent déterminantes.

Conseil à distance et acte médical ne répondent pas au même besoin

Le mot « téléconseil » est souvent utilisé pour un échange d’informations ou une orientation. Une consultation médicale vétérinaire engage une autre activité : apprécier une situation clinique et prendre les décisions relevant de la médecine de l’animal. Le nom commercial d’un service ne règle pas, à lui seul, cette qualification.

L’examen en présence conserve sa place lorsqu’il faut observer, palper ou réaliser des investigations. Une conversation vidéo peut transmettre des informations ; son utilité dépend de la situation, du cadre professionnel et de ce que le vétérinaire peut effectivement évaluer.

Pour comprendre une offre à distance, le lecteur peut donc regarder la nature exacte du service présenté : information générale, échange entre professionnels ou acte de médecine vétérinaire. Cet article n’établit pas de protocole pour choisir une prise en charge ni de conseil individuel pour un animal.