Medusims : la simulation médicale vue de l’intérieur
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S’entraîner à prendre une décision, puis comprendre pourquoi on l’a prise : c’est le principe que défendait Medusims dans son entretien avec MedQuest en avril 2020. Erwan Pajot, alors directeur administratif et financier, décrivait des simulations numériques conçues avec des professionnels de santé. Son témoignage raconte autant une démarche pédagogique que le développement d’une entreprise à la rencontre du soin et du jeu vidéo.
Cet entretien a été recueilli en 2020. Les solutions, les projets et les recrutements évoqués ci-dessous appartiennent à cette période.
S’entraîner au soin dans un environnement numérique
« Nous avons créé un outil pédagogique pour que les professionnels de santé puissent s’entraîner ! » La réponse d’Erwan Pajot posait immédiatement le sujet : travailler une situation avant de la rencontrer dans les conditions réelles du soin.
Dans les simulateurs qu’il présentait, le professionnel se retrouvait face à un patient virtuel et devait choisir une conduite à tenir. La difficulté venait du scénario, des informations disponibles et des décisions successives. L’univers graphique empruntait au jeu vidéo ; le contenu, lui, était construit autour de situations médicales.
Erwan Pajot insistait sur la répétition. Une formation apporte des connaissances, tandis que l’entraînement permet de les mobiliser à nouveau, de se tromper dans un cadre prévu pour cela et de revenir sur son raisonnement. L’intérêt pédagogique se situe dans la décision et son débriefing, au-delà du réalisme visuel.
Cette conception supposait deux métiers complémentaires. Des professionnels de santé participaient à la construction des cas cliniques. L’équipe technique transformait ces cas en situations interactives. Entre les deux, il fallait traduire un objectif d’apprentissage en actions, en réponses possibles et en retours compréhensibles pour l’utilisateur.
Du briefing au débriefing : le parcours décrit en 2020
L’entretien présentait des séances sur ordinateur d’une quinzaine à une vingtaine de minutes. Le professionnel commençait par un briefing, intervenait dans le scénario, puis retrouvait un débriefing permettant de revenir sur les choix effectués.
Le temps court avait une fonction pratique : rendre l’entraînement compatible avec une organisation de travail. Quant à la variété des scénarios, elle devait éviter qu’un utilisateur apprenne seulement à reconnaître le déroulement d’un exercice déjà joué.
Erwan Pajot citait plusieurs familles de simulateurs :
- Perinatsims, autour de situations périnatales, notamment l’hémorragie du post-partum et la réanimation du nouveau-né ;
- Traumatsims, consacré à des situations de traumatologie et à l’organisation face à un afflux de victimes ;
- Caresims, pour des situations de soins infirmiers, dont l’évaluation de la douleur.
Ces noms permettent de comprendre la diversité des usages envisagés à l’époque. Ils décrivent des outils et des scénarios historiques, sans constituer des recommandations sur la prise en charge d’un patient.
Trouver sa place dans les établissements
À qui s’adressait Medusims ? Erwan Pajot évoquait les professionnels de santé, mais aussi les interlocuteurs chargés de la formation et de la qualité dans les établissements. Une simulation devait donc convaincre à plusieurs niveaux : être pertinente pour celui qui s’entraîne, trouver une place dans un parcours pédagogique et pouvoir être organisée par la structure qui l’adopte.
Ce point donne de la profondeur au témoignage. Concevoir un scénario intéressant représente une première étape. Son usage dépend ensuite du temps disponible, de l’accompagnement des équipes et de la façon dont l’exercice s’insère dans leurs pratiques de formation.
Les formateurs e-santé travaillent précisément à cette articulation entre outil numérique, objectifs pédagogiques et appropriation par les professionnels. Le cas Medusims illustre les questions que cette interface peut soulever ; il ne suffit pas, à lui seul, à mesurer l’effet d’une simulation sur les résultats cliniques.
Un projet d’entreprise, avec ses besoins de compétences
En avril 2020, Medusims envisageait aussi un développement international. Erwan Pajot parlait d’une approche pédagogique exportable et de nouveaux marchés à explorer. Il s’agissait alors d’une ambition, exprimée au moment où le Covid-19 bouleversait l’activité des établissements.
Pour une entreprise de simulation médicale, le développement commercial demande de comprendre ce que l’on vend. Le dialogue avec un établissement porte sur une solution numérique, mais également sur son usage, ses utilisateurs et les objectifs de formation auxquels elle répond.
C’est sur ce type de besoin que la relation avec MedQuest s’était nouée. Erwan Pajot racontait un premier échange avec Michael Barsan, puis le recrutement d’un ingénieur commercial. Il soulignait la compréhension rapide de son besoin et la réactivité de l’accompagnement. Ce retour décrit une mission réalisée à cette époque, sans annoncer de recrutement ouvert aujourd’hui.
La fiche d’ingénieur d’affaires e-santé permet de prolonger cette lecture sur le métier : connaître les interlocuteurs du secteur, comprendre une technologie et construire une relation commerciale adaptée à un environnement de santé.
Relire cet entretien en 2026
L’entretien garde sa valeur parce qu’il montre comment une équipe parlait de son produit, de ses utilisateurs et de son développement. Il reste un témoignage de 2020, et non un catalogue actuel des solutions Medusims.
Son fil conducteur demeure clair : une simulation médicale relie un scénario, un objectif pédagogique et des professionnels qui doivent pouvoir se l’approprier. Cette rencontre entre expertise clinique, développement numérique et compétences commerciales donne au récit sa place dans les archives MedQuest.